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Taslima Nasreen, et portrait de Freud en possédé
Posté par mathesisuniversalis le août 20, 2008
«L’homme occidental, l’homme suivant Socrate et suivant Descartes, dont l’Occident n’a jamais produit, d’ailleurs, que de bien rares exemplaires, est celui qui enveloppe l’humanité dans son idéal de réflexion intellectuelle et d’unité morale. Rien de plus souhaitable pour lui que la connaissance de l’Orient, avec la diversité presqu’infinie de ses époques et de ses civilisations. Le premier résultat de cette connaissance consistera sans doute à méditer les jugements de l’Orient sur l’anarchie et l’hypocrisie de notre civilisation, à prendre une conscience humiliante mais salutaire, de la distance qui dans notre vie publique comme dans notre conduite privée, sépare nos principes et nos actes.Et, en même temps, l’Occident comprendra mieux sa propre histoire: la Grèce a conçu la spéculation désintéressée et la raison politique en contraste avec la tradition orientale des mythes et des cérémonies. Mais le miracle grec a duré le temps d’un éclair. Lorsqu’Alexandre fut proclamé fils de Dieu par les orientaux, on peut dire que le Moyen Age était fait. Le scepticisme de Pyrrhon comme le mysticisme de Plotin ne s’explique pas sans un souffle venu de l’Inde. Les “valeurs méditérranéennes”, celles qui ont dominé tour à tour à Jérusalem, à Byzance, à Rome et à Cordoue, sont d’origine et de caractère asiatique……quant à l’avenir de l’Occident, il n’est pas ici en cause : une influence préméditée n’a jamais eu de résultats durables, et prédire est probablement le contraire de comprendre. Toute réflexion inquiète de l’Européen sur l’Europe trahit un mauvais état de santé intellectuelle, l’empêche de faire sa tâche, de travailler à bien penser, suivant la Raison occidentale, qui est la Raison tout court, de faire surgir, ainsi que l’ont voulu Platon et Spinoza, de la science vraie la pureté du sentiment religieux en chassant les imaginations matérialistes qui sont ce que l’Occident a toujours reçu de l’Orient»
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publication progressive de l’oeuvre de Brunschvicg sur le web
Posté par mathesisuniversalis le juillet 24, 2008
http://classiques.uqac.ca/classiques/brunschvicg_leon/brunschvicg_leon.html
Après “Héritage de mots héritage d’idées”, c’est au tour d’un autre ouvrage fascinant et bouleversant datant de la fin de la vie de Brunschvicg : “Descartes et Pascal lecteurs de Montaigne”, d’être rendu accessible.
Bouleversant parce qu’il a été terminé en 1942, année où Brunschvicg était dans la clandestinité totale, soutenu heureusement par des amis comme Maurice Blondel, mais séparé pour toujours des ses enfants qui étaient en Angleterre. Ses enfants qu’il ne reverra pas, puisqu’il est mort le 18 Janvier 1944, sans voir la libération de la France et la chute du nazisme, évènements qu’il avait cependant pressentis, ou plutôt prévus avec la certitude totale qui est celle de la Raison, qui peut douter de tout sauf d’elle même et de sa supériorité intrinsèque sur l’obscurantisme irrationnel des idolâtries “magiques” du “sang et du sol” comme de celles des “religions” des “dieux à nom propre”.
On lira avec une attention toute particulière la préface qui retrace tout l’itinéraire de pensée de celui qui fut l’un des maitres de la philosophie d’avant-guerre , pour tomber dans un complet oubli après 1945 :
L’oubli total et volontaire de celui qui fut l’un des “mandarins” des années 30, après la libération, y est bien expliqué. Cet oubli , qui est d’ailleurs plutôt un étouffement, dure encore à ce jour, même si le travail du site des “classiques” permet de reprendre espoir.
Mais il faut ajouter que si la rupture avec l’idéalisme critique d’avant-guerre peut s’expliquer par la déception devant son impuissance à prévoir et à combattre la Bête nazie “montant de l’Abîme”, cette accusation manque son objet.
En effet ce n’est pas à cause de l’idéalisme prétendûment abstrait et “alimentaire” (critique faite notamment par Nizan dans les “chiens de garde”, où il voit Brunschvicg comme “s’alimentant” de toute adversité pour en nourrir sa pensée) mais bien par impuissance de l’humanité ordinaire à se hausser au niveau de cette pensée et de son exigence, que la totalitarisme a pu s’exercer sans véritable résistance jusqu’en 1944.
Et aussi après cette date d’ailleurs, mais là nous parlons du totalitarisme stalinien, dont Sartre s’est rendu complice jusqu’en 1956 (alors que Céline l’antisémite l’avait dénoncé dès 1936), puis du totalitarisme maoïste qui a bénéficié en France de l’admiration des “grandes consciences” droit de l’hommistes que nous connaissons bien, et qui se sont racheté depuis une virginité démocratique.
Cete intéressante préface au livre de Brunschvicg s’étend aussi sur la nature nouvelle et spéciale de “Descartes et Pascal lecteurs de Montaigne” : Brunschvicg, ébranlé par les évènements de 1940 à 1942, y aurait pour la première fois fait place au “doute” à propos de son “système rationaliste fondé sur la science”.
Mais cela me semble inexact, en ce que la pensée de Brunschvicg s’est toujours, et depuis les débuts, “nourri” des pensées adverses et “opposées” (ou “différentes”) en les accueillant et les discutant. Et l’on peut ici, bien sûr, arguer de son admiration pour Pascal ou Bergson, deux penseurs pourtant très éloignés de lui philosophiquement parlant.
Il est d’ailleurs à souligner que Bergson est une autre sommité d’avant-guerre qui n’a pas connu après 1945 le mùême destin d’oubli : c’est sansdoute que le bergsonisme fait place au mysticisme, qui est et sera toujours à la mode… mais je partage au demeurant l’admiration de Brunschvicg pour ce géant de la pensée qu’est Bergson.
La thèse du livre est donc que la modernité (initiée par Descartes) dérive du scepticisme de Montaigne, qui se trouve donc ainsi accorder une importance cruciale…
mais , tout en étant d’accord bien sûr avec ce verdict, il ne faudrait pas en rester là, et je voudrais ici simplement citer une réflexion de Brunschvicg tirée d’un autre texte (“L’humanisme de l’Occident”, introduction au premier tome des “Ecrits philosophiques”) à propos de Montaigne et Descartes:
” Mais depuis Descartes on ne peut plus dire que la vérité d’Occident tienne tout entière dans la critique historique et sociologique des imaginations primitives (qui est la première perspective de la sagesse occidentale, de laquelle nous sommes redevables à Montaigne).
sortir de la sujétion de ses précepteurs, s’abstenir de lire des livres ou de fréquenter des gens de lettres, rouler ça et là dans le monde, spectateur plutôt qu’acteur en toutes les comédies qui s’y jouent, ce ne seront encore que les conditions d’une ascétique formelle.
A quoi bon avoir conquis la liberté de l’esprit si l’on n’a pas de quoi mettre à profit sa conquête ? Montaigne est un érudit, ou, comme dira Pascal, un ignorant; dans le réveil de la mathématique, il ne cherche qu’un intérêt de curiosité, qu’une occasion de rajeunir les arguties et les paradoxes des sophistes. L’homme intérieur demeure pour lui l’individu, réduit à l’alternative de ses goûts et de ses humeurs, penché, avec une volupté que l’âge fait de plus en plus mélancolique, sur la «petite histoire de son âme».
Or, quand Descartes raconte à son tour «l’histoire de son esprit», une tout autre perspective apparaît: la destinée spirituelle de l’humanité s’engage, par la découverte d’une méthode d’intelligence. Et grâce à l’établissement d’un type authentique de vérité, la métaphysique se développera sur le prolongement de la mathématique, mais d’une mathématique renouvelée, purifiée, spiritualisée par le génie de l’analyse”.
On pourrait lire dans ces lignes, sans se tromper de beaucoup, une conception quasi-prophétique de Descartes, et aussi trouver l’explication du dédain affiché par nombre d’intellectuels, anglo-saxons mais aussi français, pour Descartes : c’est que notre époque n’aime les prophètes que religieux, environnés d’éclairs, de crainte et de tremblement, et de phénomènes surnaturels. Et surtout elle les aime de loin : pour la vie quotidienne, on préfère la “petite histoire de l’âme” , mais ici les mots de Brunschvicg peuvent sembler trop sévères pour Montaigne, que sa culture des nobles sages de l’antiquité met à l’abri des divagations “nunuches” des contemporains narcissiques obsédés de leur “belle âme” (que ne l’introduisent ils en bourse !!? cela règlerait sans dout leurs problèmes de “pouvoir d’achat”).
La “mission prophétique” de Descartes existe bel et bien et débute historiquement dans la nuit “de la Saint Martin” du 10 au 11 novembre 1618 avec les trois rêves de Descartes, qu’il interprète lui même dès le réveil (et même pendant la durée du songe pour le dernier) et qui lui semblent inspirés par l’Esprit de Vérité, autre nom de Dieu des philosophes.
Celui qui est aussi, et simplement, “la Vérité”, d’après le “Court Traité” de Spinoza.
Parmi les autres livres ou articles de Brunschvicg, on trouvera “Les étapes de la philosophie mathématique” (sans doute son ouvrage le plus important, le plus commenté en tout cas, et qui n’a pas pris une ride) à cette adresse du site de l’université du Michigan:
on trouvera aussi un grand nombre d’articles parus dans la “Revue de métaphysique et de morale” (qu’il avait fondée en 1893 avec Xavier Léon) sur le site de la bibliothèque nationale Gallica:
(taper “Brunschvicg” en mot clé dans le cadre “recherche libre” ou “auteur”, ou bien cliquer sur “périodiques” pour trouver la Revue de m’étaphysique et de morale).
Un autre livre important de lui, “De la vraie et de la fausse conversion”, a paru sous forme d’articles dans plusieurs numéros de la revue à partir de 1930, voici les adresses de différents morceaux du livre:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112646/f1.item (chapitre 1, aller pages 279-297)
On trouvera aussi “Raison et religion” et “Spinoza” sur “Archive” :
http://www.archive.org/search.php?query=Brunschvicg%20AND%20mediatype%3Atexts
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La conversion spirituelle dans la philosophie de Léon Brunschvicg
Posté par mathesisuniversalis le juillet 24, 2008
Les lignes qui vont suivre datent de 1937, et ont été écrites par Marie-Anne Cochet, dont le livre : “Commentaire sur la conversion spirituelle dans la philosophie de L. Brunschvicg” est l’une des plus brillantes analyses de la philosophie de celui qui est pour nous un Maître de Sagesse, au même titre que Descartes ou Spinoza , dont il ouvre d’ailleurs l’accès à la compréhension véritable
Brunschvicg était encore en vie en 1937, et au sommet de son activité philosophique; mais il ne pouvait pas ne pas voir et entendre les grincements démoniaques venus d’Allemagne, et sans doute a t’il “prévu” ce qui allait lui arriver: la fuite loin de Paris en juin 1940, l’abandon forcé de son bel appartement parisien et de sa bibliothèque, et ce alors qu’il était âgé de 71 ans. C’est ici que l’on voit l’absurdité absolue de l’antisémitisme : car Brunschvicg, né juif, avait complètement abandonné tout particularisme et accédé au niveau propre de la philosophie et de la science : celui de l’Universel.
Brunschvicg trouva heureusement, avec son épouse Cécile Weill-Brunschvicg (qui avait été secrétaire d’Etat à la condition féminine en 1936 dans le gouvernement Blum) refuge chez des amis, dans le sud de la France; et tous ceux qui l’ont connu à cette époque peuvent témoigner que ce philosophe et ce SAGE a su garder dans cette épreuve l’égalité d’âme et la dignité spirituelle qui caractérisent le véritable philosophe, dans la lignée de Socrate. Souvenons nous de son exemple dans les moments difficle, et aussi des exhortations de Jünger (dans “Recours aux forêts-Traité du rebelle”) à l’homme libre d’être toujours prêt à abandonner son foyer et sa bibliothèque.
Mme Cochet , auteur des lignes qui vont suivre, est aujourd’hui une parfaite inconnue au royaume de la philosophie, où, convenons en, “il doit y avoir quelque chose de pourri”. Je donnerais pour ma part tout Badiou, Sartre et Deleuze pour cette page, que je vais maintenant scrupuleusement retranscrire.
“S’il (Goethe) n’atteint pas l’intellection des rapports purifiés d’images, c’est qu’il est poète avant tout et que le poète ne peut s’évader du monde des images qui est le royaume de l’enfance humaine.
Religion, art, poésie sont les premiers modes de la pensée s’évadant de l’animalité. La science est le stade le plus tardif dans la chronologie des civilisations; c’est un stade que toutes n’atteignent pas, et auquel l’art et la religion s’opposent le plus souvent parce que la sensibilité fixée aux images rejoint difficilement la pure sensibilité intellectuelle attachée aux rapports sans représentation sensible. Cette conversion de la sensibilité est une des étapes qu’il faut franchir pour convertir la conscience sensible en conscience intellectuelle.
Du physiologique au physique, de l’instinct à l’intelligence, du vécu au pensé, la conscience convertie ne garde que le rapport de correspondance détaché des objets sensibles et des images poétiques qui génèrent l’émotion, comme la numération a retenu la correspondance entre les doigts d’une main et les objets à compter. Ainsi séparée des sens et de leur univers,l’intelligence retrouve à sa source le pouvoir unifiant éternellement actuel par lequel toutes choses sont perpétuellement liées, déliées et reliées.
Dans ce nouvel univers l’esprit dissout les corps en mouvements, la lumière et les sons en radiations, les forces en relations de chocs, et,sans quitter la discipline du vrai inscrite dans son incessant travail de vérification, les combine à l’infini.
Alors, dans cette immanence créatrice, les deux univers Pascaliens n’en font plus qu’un, le grand et le petit se sont évanouis avec les images et le Bien comme le Beau adhèrent intimement à l’unique notion de Vérité. Le règne humain est atteint. Le corps et ses désirs a disparu avec les images et pourtant la correspondance est conservée avec l’activité fonctionnelle la plus élémentaire.
Le grand circuit intellectuel enveloppant le corps et son univers a rejoint l’immanence vitale qui donne une réalité passagère aux phénomènes, de la même façon que la musique la plus exactement purifiée atteint, par son ascèse même, l’émoi organique le plus fondamental.”
C’est exactement la doctrine cartésienne de la Mathesis Universalis (développée dans les “Règles pour la direction de l’esprit”, et qui évoluera dans les ouvrages ultérieurs vers la mathesis pura atque abstracta puis la métaphysique des Meditationes) qui imprègne ces lignes.
Le “nouvel univers” de la pensée philosophique-scientifique, qui est un univers d’objets dans des catégories et de morphismes les reliant entre eux en un réseau de rationalité de plus en plus dense, n’a rien à voir avec le “monde sensible” des “choses”, qui est celui où reste engluée la religion, le mythe, et trop souvent la philosophie. Les “rapports de correspondance détachés des objets sensibles et des images poétiques” évoquent exactement les foncteurs et les morphismes.
Tout le monde, loin de là, ne partage pas cette conception de la sagesse et de la philosophie; ainsi le (très) grand philosophe (chrétien) Jean-Luc Marion étudie avec une lucidité extraordinaire ce remplacement (dans la Mathesis universalis cartésienne) de “la chose même” par l’objet et les rapports mathématiques, et de l’ousia aristotélicienne par un “complexe reconstruit de natures simples” (autant dire : par une catégorie mathématique) . Lire à ce propos “L’ontologie grise de Descartes” par Marion. mais c’est pour s’en offusquer ! je cite Marion :
“d’où l’ontologie grise où l’Ego recèle l’être d’objets, grises ombres des choses, parce qu’il a confisqué leur ousia aux choses, dévaluées en objets”
Mais je reviendrai sur les analyses et thèses de Marion, car il s’agit là d’un débat fondamental…
ce serait mal le poser que de le restreindre à la question :
”le remplacement des objets sensibles, des choses, par les objets de catégories mathématiques, est il un enrichissement ou un appauvrissement ?”
Ni l’un ni l’autre ! il s’agit plutôt d’un rapport de transcendance, celui de la conscience intellectuelle, que nous n’hésiterons pas à qualifier de “divine”, à la conscience sensible d’un être soumis aux lois de la Nature et de l’évolution, au changement et à la mort.
Ce qui me permet de passer aux choses qui fâchent, à la nature “religieuse” du mot conversion…
Brunschvicg dit souvent, et il me semble que Schiller dit quelque chose du même ordre, que la véritable religion, celle qui unit, rassemble et “relie” les hommes, n’a rien à voir avec les religions, celles des dieux à noms propres; c’est d’aileurs devenu une observation banale, qui comme toutes les vérités s’est dégradée jusqu’à aboutir à des énoncés comme : “la véritable spiritualité n’a rien à voir avec les religions”, sous-entendant une “spiritualité” nébuleuse et vague qui est un travestissement du Penser spirituel propre à Spinoza ou Brunschvicg.
Il importe d’éviter désormais le mot “athéisme”. Puisque le mot “Dieu” peut vouloir dire bien des choses, et que d’ailleurs de par son sens essentiel il ne peut pas “vouloir les dire”, alors le mot “athéisme” est futile et vain.
Brunschvicg n’est pas métaphysicien, il passe son temps à dévaluer métaphysique et logique au profit de l’activité mathématicienne . Aussi quand il parle de “Dieu”, et cela lui arrive souvent, n’est il pas un modèle de rigueur conceptuelle, se contentant de le caractériser de manière transcendantale, comme condition de possibilité ou “source de Vérité”, ou bien même comme “origine de la conscience intellectuelle”. Toujours est il , et on en retrouve trace dans la page de Mme Cochet, qu’il privilégie le Vrai platonicien par rapport au Beau et au Bien. De même Descartes considère d’abord Dieu comme vérace.
Ou peut être faut il dire que le Bien mystérieux “au delà de l’Essence” dont parle Platon est il cette “source de Vérité” que Brunschvicg appelle Dieu ?
Toujours est il qu’il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour me faire dire que la philosophie (se constituant à partir de la Mathesis Universalis) a pour objectif de purifier complètement l’Idée de Dieu de tout élément impur, non Intellectuel.
C’est à dire aussi: ”Amor Intellectualis Dei” de Spinoza .
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